Un désastre environnemental

le secteur de Meymargues, menacé par le projet routier.

Malgré plusieurs tentatives d’effacer les erreurs passées, la Planèze de St-Flour reste marquée par les remembrements fonciers qui pour obtenir l’agrandissement des parcelles ont abouti à la suppression des haies, des murettes de pierres sèches, et des zones humides.

Le secteur de Meymargues, concerné par le projet de contournement d’Ussel, fait figure d’exception car il conserve de petites parcelles bocagères formant un milieu favorable à l’implantation et à la circulation d’une faune variée. (voir liste CEN et LPO).

 Le site natura 2000 de Ribettes, a été repéré par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Sa spécificité tient à son relief résultant d’une explosion phréato-magmatique (rencontre d’une nappe d’eau et d’une éruption volcanique). Le cratère ainsi formé reste bien visible et sert en son centre de réceptacle à une zone humide, alors que ses bordures sont couvertes de bois et de pelouses sèches.

Photo fleur blanche et violette

Cette diversité de biotopes s’accompagne d’une grande diversité d’espèces, dont plusieurs sont rares et protégées.

  Le projet de contournement d’Ussel prévoit de traverser ce site d’exception, saccageant la zone bocagère et recouvrant de goudron la zone de pelouse à gentiane croisette. La zone humide, située juste en contre-bas de la nouvelle route, recevra tous les lessivages de polluants dus au trafic, et les échanges génétiques primordiaux entre les rares zones humides du secteur seront rendus impossibles par la présence de la double barrière formée par ces 2 routes (l’actuelle et la nouvelle) qui se suivent en parallèle à quelques dizaines de mètres.

Photo pissenlit avec insecte dessus